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03/04/2009

Animal House (American College)

 

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1962. Deux confréries d'étudiants cohabitent sur le campus de la fac américaine de Faber. L'une, très fermée,la Omega, est composée de riches bourgeois dont le snobisme n'a d'égal que leur éducation, la seconde, la Delta, est le repaire d'une bandes de chahuteurs. Le doyen s'associe avec la première afin d'expulser du campus les joyeux lurons de la Delta. Mais ces dermiers ont un tout autre plan en tête ...


Bien avant "The Blues Brothers" et autres "Un fauteil pour deux", John Landis réalisait déjà des comédies loufoques et atypiques. 

Produit par Ivan Reitman, qui deviendra Môssieur Ghostbusters et scénarisé par Harold Ramis ("'Un jour sans fin"), "Animal House" est considéré comme le film qui popularisa le genre de la comédie déjantée pour ados .

Il inspirera entre autres des comédies comme "Porky's", "Les Tronches", "Police Academy" et bien sûr, dans une certaine mesure, les plus récents "American Pie".

Il fait désormais partie de la culture américaine et reste classé parmi les 100 films les plus drôles de tous les temps d'après l'American Film Institute.

Tout ça pour dire que "Animal House" est bien plus qu'un simple film.



Disons qu'après réflexion, un gros problème se trouve au niveau du scénario, ou plutôt au niveau de l'absence de scénario... 
En effet si le film devient plus cohérent vers la fin, la plus grande partie n'est qu'une suite de gags plus ou moins drôles sans aucun lien véritable. 

D'un autre côté, si l'on voulait un scénario recherché, on ne regarderait pas ce film. Comme le disent les acteurs : "le seul but c'est de s'amuser" et ils le font bien. 

Justement voir le film, c'est l'occasion d'apprécier les performances de visages pas encore connus. On croise donc entre autre Kevin Bacon ("Hollow Man", "Tremors") en étudiant SM malgré lui, Tom Hulce (nommé aux oscars pour "Amadeus"), Peter Riegert (le flic acariatre de "The Mask" c'est lui!) et enfin la ravissante Karen Allen (immortalisée dans la peau de Marion aux côtés d'Indiana Jones dans "Les Aventuriers de l'arche perdue").

On notera aussi la participation surprenante de Donald Sutherland en prof anticonformiste qui préfère fumer un joint avec ses élèves plutôt que de raconter du baratin sur un cours qui le barbe autant que les étudiants.

Mais tout ce petit monde fait pâle figure face à LA star du film, j'ai nommée : John Belushi!

Avant d'être reconnu pour son talent dans l'émission "Saturday Night Live" et de crever l'écran aux côtés de Dan Aykroyd dans les "Blues Brothers", l'acteur faisait déjà preuve d'un sens inné du comique physique.

Il joue de son apparence d'ours mal léché avec une satisfaction jubilatoire et ses expressions sont à se tordre de rire (Toga! Toga! Toga!) mais pire encore est sa faculté à en faire des tonnes sans que cela ne nuise à son jeu d'acteur. 

Blutarsky (son personnage, c'est la tête de turc de l'université, un anarchiste convaincu toujours prêt à se faire remarquer pour un oui ou pour un non. 
Belushi se devait de rendre cette personnalité convaincante à l'écran et pour cela il se lâche complètement : quand il boit une bière, au lieu de balancer la bouteille sur le sol, il s'en sert pour briser une vitre de voiture, si une chanson sonne faux à ses oreilles, il n'hésite pas à exploser la guitare du musicien contre un mur et quand, en réparant une voiture, il n'est pas satisfait de son travail, il fracasse littéralement le pare brise à grands coups de marteau...une vraie bête sauvage que rien n'arrête!

Même s'il n'apparait que dans une dizaine de scènes, Belushi vole littéralement la vedette aux autres comédiens.


Même si la mise en scène de Landis manque parfois de panache, il amène quelques bonnes idées bien senties. Notamment au niveau musical. 
Il engage le compositeur Elmer Bernstein ( spécialiste en westerns et autres grands classiques) et lui demande de composer une musique sérieuse. 
Le décalage entre les situations saugrenues et le "sérieux", donc, de la musique donne un relief et une crédibilité evidents au film, qui n'en est que meilleur.

De plus si Landis manque parfois le coche lors de séquences un peu plates, il réussit un vrai morceau de bravoure lors du grand final, totalement inattendu et spectaculaire. A ce moment, on reconnait la patte "burlesque jusqu'au bout-iste" du futur réalisateur des "Blues Brothers".



Réalisé par une bande de potes, "Animal House" est un film à l'humour potache qui révèle un John Belushi dont l'excentricité frise parfois le surréalisme...

Enorme succès à sa sortie, le film est tiré vers le bas par un scénario un peu trop décousu mais, se voulant une comédie pure, il réussit parfaitement ses ambitions. 
Aussi osé, voire plus, que les récentes comédies pour ados, le film mérite son label de culte.

Note : **

 

20:34 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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