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26/04/2009

Peaceful Warriors

 

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Le succès sourit à Dan Millman, un athlète talentueux, riche et courtisé par la gente féminine. Mais cette année, le challenge est de taille, Dan compte bien remporter la médaille Olympique. Un jour, il rencontre un étranger à une station service qui dit avoir le pouvoir de le rendre plus fort physiquement. Est-ce réellement une chance pour notre athlète ?

 

Victor Salva est le réalisateur adulé de « Jeepers Creepers », le film qui a réinventé le genre du fantastique. 
Son premier film, « Clownhouse » était assez inégal mais montrait déjà la capacité du cinéaste à créer de belles images. 
Il le prouve une fois de plus dans son dernier film, qui multiplie des ralentis magnifiques et soignés. 

Le film est basé sur le roman autobiographique de Dan Millman, un athlète confirmé qui rêve de concourir pour le niveau olymique. 
Millman est interprété par le jeune Scott Mechlovicz qui se révèle particulièrement convaincant, autant par son jeu d'acteur que par ses prouessses physiques.
A ses côtés, le vétéran du cinéma Nick Nolte joue un pompiste plutôt mystérieux qui va lui enseigner « la voie du guerrier ». Qui est-il vraiment? 
Nous ne le saurons jamais mais cet homme va changer la vie de Millman.

La plus grande partie du film se compose essentiellement des face à face entre les deux acteurs. L'alchimie entre eux prend tout de suite et s'il n'ont rien en commun, les caractères opposés de leurs personnages les rend complémentaires : Dan est un jeune fonceur, fougeux et impatient (il aime l'alcool, la vitesse et les jolies filles) alors que Nolte joue le vieux sage taciturne qui en sait bien plus qu'il ne le laisse entendre. 


« Peaceful Warriors » est autant l'histoire vraie d'un étudiant qui réalise ses rêves qu'une fable sur la vie et le dépassement de soi. 
Mais loin d'être banale, la mise en scène de Salva emprunte autant au fantastique (le dédoublement de personnalité, les séquences oniriques et les événements inexpliqués) qu'aux films d'arts martiaux.
L'excellente musique de Bennet Salvay tend d'ailleurs vers cette seconde catégorie en imposant à la fois un thème paisible et serein qui illustre la concentration des grands maîtres martiaux et l'énergie physique des disciplines de la gymnastique. 


Malgré ses qualités indéniables, le film aurait gagné à être un peu moins long. 
Si la première partie regorge de moments passionnants et installe une tension captivante, la seconde se noie parfois dans des dialogues philosophiques de bas étage et se fait un peu longuette. 
Heureusement, la fin rattrape le niveau et la musique apporte un second souffle bienvenu lors de la séquence finale. 


Un beau film porté par une mise en scène inspirée et une musique grandiose mais qui souffre de quelques passages à vide. Une belle occasion de découvrir le talent de Victor Salva.

Note : **

19:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

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